CONVAINCRE / PERSUADER:

Je retiens :  

On confond souvent persuader et convaincre. Or :

  1. CONVAINCRE:

• Pour convaincre, le locuteur s'adresse à l'esprit logique, à l'esprit critique du destinataire, à la raison, de façon à ce que le destinataire adhère au raisonnement. Les arguments utilisés se donnent généralement l'apparence de l'objectivité. Le raison­nement peut aller du général au particulier (raisonnement déductif), du particulier au général (raisonnement inductif) ou conduire à la mise en parallèle de deux situations (raison­nement analogique).

 

Exemple :

« Tu es souvent victime de quintes de toux. Tu suffoques. Je te prescris un traitement médical dans l'immédiat. Mais je te conseille de changer d'hygiène de vie. Tu dois passer des week-ends à la campagne et à la montagne où l'air est pur et surtout réduire ta consommation de tabac » .

 

 

2 - PERSUADER:

  • • Pour persuader, le locuteur s'adresse également ou davan­tage aux sentiments, à l'affectivité ou même aux désirs et à l'inconscient. Les arguments utilisés sont psychologiques plu­tôt que logiques ; il peut y avoir place pour la ruse et les artifi­ces de l'éloquence. Certains arguments visent ainsi à provo­quer la compassion, l'indignation. Ce sont les procédés souvent utilisés par La publicité et la propagande.
  •  
  • Exemple :
  •  « Je vais te donner mon avis. Tu m'as toujours plu. Je t'ai toujours considéré comme un garçon intelligent. Tu ne peux plus rejoindre tes amis parce qu'ils ne veulent plus de toi. Il ne te reste plus qu'à te joindre au capitaine Silver. »  L'Ile au trésor.

 

                      J’approfondis :

 

• Le discours argumentatif défend une thèse au moyen d'argu­ments étayés par des exemples. Son objectif est de soutenir un point de vue et de convaincre un adversaire, soit pour modifier son opinion ou son jugement, soit pour l'inciter à agir. C'est un énoncé ancré dans la situation dénonciation. Il est rédigé au présent d’actualité, le plus souvent à la première personne.

•Le locuteur est plus ou moins engagé dans son argumentation une position subjective, il peut utili­ser des modalisateurs, par exemple : - ses adjectifs et des groupes nominaux mélioratifs (exprimant un point de vue positif, valorisant) ou péjoratifs (expri­mant un point de vue négatif, dévalorisant) ; des verbes de sentiment (aimer; regretter, détester, etc.) et d'opinion (supposer, affirmer, penser, etc.) ;

des adverbes et des locutions adverbiales de sentiment : (hélas! heureusement, etc.), d'opinion (peut-être, sans doute, évidemment, bien sûr, etc.) ou d'intensité (très, trop, suffisam­ment, etc.).

• Pour impliquer le destinataire dans son raisonnement, le locuteur utilise la deuxième personne et a recours à des injonc­tions ou à des interrogations rhétoriques.

                              Source : Manuel " L'Heure de Français" Page: 74

 

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