3°AC :  ANNALES DU BREVET

 

TEXTE :

 

Alex, un adolescent sans histoires, entre un jour dans une librairie sinistre. Un livre à la couverture d'argent l'attire comme un aimant. Le libraire lui offre le livre…

 

Le soir venu, sitôt son dîner avalé, Alex s'enferme dans sa chambre. Depuis qu'il est entré en possession de ce recueil de nouvelles, son désir de s'y plonger n'a fait que croître. Il s'empare du recueil posé sur son bureau, saute sur son lit et s'installe confortablement. La première partie s'intitule : « Héros et hurlements », un titre qui sonne comme celui d'un film d'horreur. La première nouvelle s'intitule : « Les yeux du pendu », probablement une nullité. « Juste trois lignes et je le balance », pense-t-il. « Dans trois lignes, mon garçon, tu seras vert de peur, lit-il avec stupéfaction, car l'histoire que je m'apprête à te raconter a de quoi te congeler le sang. Mais avant, il faudrait créer l'ambiance ; il y a trop de lumière ici. »

Brusquement, sa lampe de chevet s'éteint, plongeant la chambre dans la pénombre. Alex frissonne jusqu'à la racine des cheveux. Pétrifié, il regarde le crépuscule par la fenêtre. Un éclat de voix le fait sursauter.

- Alex ! Je ne trouve pas la lampe électrique. Alex ! Ça vient peut-être de l' EDF1... Je vais allumer des bougies. Tu en veux une ?

- Non, merci, j'ai ce qu'il faut.

Il cherche en tâtonnant, trouve une bougie dans le tiroir de sa commode, l’allume, se remet au lit et replonge dans « Les yeux du pendu ».

 

Arthur Ténor, Le livre dont vous êtes la victime, éditions Pocket jeunesse, 2004.

 

  1. EDF : électricité de France

 

  1. QUESTIONS :     6 points
  1. Recopiez et complétez : Titre de l'œuvre : ... / Auteur : .... /Genre : .... / Édition : ...
    Le livre dont vous êtes la victime / Arthur Ténor / Roman / Pocket  jeunesse
    1. choisissez la bonne réponse et justifiez -la en citant le texte :
  1. Le livre qu'Alex vient d'acheter s'intitule : a- Héros et hurlements / b- Les yeux du pendu / c- Le livre dont vous êtes la victime. c'est dans le paratexte.
  2. La pénombre signifie : a- la peur/ b- la stupéfaction / c- l’obscurité.
    "Brusquement, sa lampe de chevet s'éteint, plongeant la chambre dans la pénombre"
    1. Relevez deux détails qui créent une atmosphère inquiétante pour le personnage.
      Il a l'impression que l'auteur s'adresse réellement à lui.
      la panne d'électricité qui coïncide avec ce que lit Alex.
    2. Est-ce que la lecture du roman a provoqué l'extinction de la lumière ? justifiez votre réponse par une courte phrase.
      Non, il s'agit d'une panne: la maman dit que ça vient peut-être de l'EDF.

       
    3. Relevez dans le texte deux mots appartenant au champ lexical de la peur.
      Horreur , pétrifié
    4. Si vous étiez à la place d'Alex, auriez- vous continué la lecture de cette nouvelle ? justifiez votre réponse en deux lignes au maximum.
      Si j'étais à la place d'Alex, je ne continuerais sûrement pas la lecture de cette nouvelle pour éviter de faire des cauchemars.

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  1. LANGUE & COMMUNICATION :
      1. Relevez dans le texte :
        1. Une phrase où l'on exprime la comparaison et refaites-la en utilisant un autre moyen
          Un livre l'attire comme un aimant.
          Un livre l'attire tel un aimant ( ainsi qu' / on dirait / semblable à...)
        2. Une phrase où l'on exprime la cause et refaites-la autrement.

                  Tu seras vert de peur car l'histoire a de quoi te congeler le sang.
                  Tu seras vert de peur parce que l'histoire a de quoi te congeler le sang.

      1. Reliez les phrases suivantes de manière à exprimer :
        1. La cause avec un participe.
        2. La conséquence avec «... trop ... pour ...» :
  • L'enfant est peureux, il ne peut pas sortir seul la nuit.
    a. Étant peureux, l'enfant ne peut pas sortir seul la nuit.
    b. L'enfant est trop peureux pour (pouvoir) sortir seul la nuit.
      1. Reliez les phrases suivantes en exprimant le but :
  • Alex crie très fort ; sa maman l'entendra.

Alex crie très fort afin que sa maman l'entende.

  1. 4. Remplacez « au cas où » par « Si » et faites les transformations nécessaires :

Au cas où l'enfant n'aurait pas lu ce roman d'horreur, il n'aurait pas fait d'affreux cauchemars.

Si l'enfant n'avait pas lu ce roman d'horreur, il n'aurait pas fait d'affreux cauchemars.

      1. Mettez les verbes entre parenthèses aux modes et temps qui conviennent :

a. En admettant que l'enfant (ne pas comprendre) le roman, il aurait demandé à son père de le lui expliquer.                  n'ait pas compris

b. Bien que l'enfant (avoir) peur, il continue la lecture de cette horrible histoire.

                             Bien que l'enfant ait peur, il continue la lecture....

6. Recopiez et complétez le tableau suivant :

______________________________________________________

                            SITUATION

                         ÉNONCÉ

Alex formule une concession suivie d'une réfutation à propos de son roman. Il s'adresse à ses camarades de classe. Faites-le parler

"C'est vrai que ce roman a de quoi vous congeler le sang, mais il vous plaira sûrement"

   Un professeur s'adressant à ses élèves à propos de la lecture des romans d'horreur en raisonnant à partir d,une hypothèse.

« En supposant qu'on vous offre un roman d'horreur, le liriez-vous ? »

 

  1. . PRODUCTION ÉCRITE :

SUJET :

Une fenêtre qui claque, une porte qui grince... Il vous est déjà arrivé, comme le narrateur, d'être gagné par la peur. Faites le récit de ce moment d'angoisse en une dizaine de lignes.

N.B. : Pour réaliser mon devoir, je tiens compte des conseils suivants :

  • Je structure mon texte en écrivant à la première personne.
  • Je précise les circonstances (où, quand, comment, pourquoi j'ai peur).  
  • J'exprime mes sentiments et décris ma réaction
  • Je respecte les règles d'orthographe et de grammaire.
  • Je vérifie que mes phrases sont correctes et complètes.
  • Je n'oublie pas la présentation, l'écriture, l'alinéa, le saut de ligne-après chaque paragraphe »
  • Je respecte le nombre de lignes exigé.

Expression écrite :

 

          Un dimanche soir, mes parents me confièrent mon petit frère parce qu’ils étaient invités à une fête. Après un dîner, Karim alla se coucher alors que moi, je devais veiller un peu pour réviser mes leçons.

          J’étais plongé dans mes livres lorsque j’entendis des bruits étranges puis un fracas suivi d’un éclat de verre. À cette seconde, mon sang ne fit qu’un tour dans mes veines, mes cheveux se dressèrent comme si j’étais électrocuté. Je voulus crier, hurler mais ma gorge était nouée d’angoisse et d’horreur.

         Après une minute de stupeur. Je pris mon courage des deux mains et avançai à pas furtifs dans le couloir plongé dans l’obscurité. En m’approchant de la cuisine, j’entendis des un bruit suspect. Serait-ce des cambrioleurs ? Mon cœur battait la chamade, je tâtonnai, trouvai le commutateur…j’appuyai sur le bouton et la lumière se fit.

        C’était mon petit frère qui avait voulu boire et qui avait fait tomber par inadvertance une grande assiette en verre !   

                                                                          

 

 

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