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Ma ville natale

                                                

Souvent, quand je pense à toi Midelt,

Et que mes rêves la nuit tu hantes,

Par une journée de l’éternel automne,

Quand à El Ayachi, le tonnerre tonne,

Je me revois enfant orphelin de mère,

Goûtant tout jeune à la vie amère…

Inhumaines et sadiques, les belles-mères !

Châtiments et tortures en l’absence du père… 

Haï de tous, abandonné à mon sort,

 Je ne savais que faire en attendant la mort.

Pour m’en sortir, il me fallait un ami,

Et sur mon chemin, le Destin l’a mis :

Sincère, bon et d’une famille notable,

Nous vécûmes des instants brefs mais inoubliables…

Puis, le destin qui nous avait par mégarde unis

L’ayant sans doute regretté nous a vite désunis !...

Me voilà de nouveau seul face au monde,

Où l’on n »a à mon égard qu’attitudes immondes…

Puis, en adolescent rebelle, en quête d’un monde meilleur,

Engagé, arrêté, torturé : années de plomb et de terreur !...

Mes études interrompues, je devins professeur

A Rich où je rencontrai mon âme sœur.

Il me fallait où vivre en inconnu,

Je choisis Agadir déjà visitée et connue.

Où j’élève mes enfants et me laisse enfin vivre,

Goûtant au bonheur au point d’en être ivre…

Te reverrai-je un jour chère petite ville natale,

Ou inscrira-t-on ton nom sur ma pierre tombale ?


                                 HASSANE AÏT BAALI, le 18 mars 2007

 

 

 

Tag(s) : #Poésie

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