Soutien Scolaire

Ce blog est destiné à tous les élèves de la 3ème année collégiale désireux de se préparer à l'examen régional

Leçon n° 2 : la comparaison

Publié le 17 Février 2009 par Ait Baali Hassane in Langue

L' EXPRESSION  DE  LA COMPARAISON
1/ QUE FAIT-ON LORSQU'ON COMPARE ?

On rapproche deux choses, deux idées, en attachant son attention à ce qui est ressemblant (présence d'un ou plusieurs points communs) ou dissemblable (au milieu de nombreux points communs, présence de différences) en elles.

Pour faire une comparaison, on a besoin des éléments suivants :

Éléments Définitions Exemple
Le comparé Ce qu'on compare Son visage était rouge comme une tomate.
Le comparant Ce avec quoi on compare Son visage était rouge comme une tomate.
L'élément commun (affirmé ou nié) Le point commun qui permet de rapprocher le comparé du comparant Son visage était rouge comme une tomate.
Le mot-outil Le mot ou l'expression qui exprime l'idée de comparaison Son visage était rouge comme une tomate.

Le jeu des ressemblances et différences pourra donner lieu à la mise en opposition de points communs et de points de dissemblance ; c'est pourquoi, il est fréquent qu'expressions de la comparaison et de l'opposition se combinent.

   Avec sa nouvelle coiffure, elle ressemble à un vrai petit mouton, mais elle n'a pas le caractère d'un agneau !

Les ressemblances et différences pourront aussi donner lieu à explicitation, entraînant le recours à l'expression de la cause (ou de la conséquence).

   Quand on l'observe, il fait penser à un bison tant sa force et sa brutalité sont grandes.


 

2/ MOYENS DISPONIBLES POUR EXPRIMER UNE COMPARAISON En haut   Pourquoi ?

Les moyens d'exprimer la comparaison, figure très répandue dans la langue, sont multiples et de formes extrêmement variées. Un tout petit aperçu est proposé ici.


A. Moyens LEXICAUXMoyens grammaticaux

  • GN :
    - ressemblance (de… avec…)
    - imitation (de… par…)
    - similitude (entre…)
    - le parallèle (entre)
    - etc.
       La ressemblance de ce garçon avec son père est incroyable.
  • adj. qual. :
    - identique
    - différent
    - semblable (à)
    - pareil (à)
  • - tel
    - etc.
       Les arbres en fleurs étaient pareils à d'immenses bouquets.
  • adverbe (ou expr. à valeur adverbiale) :
    - semblablement
    - identiquement
    - pareillement
    - de la même manière
    - ainsi
    - etc.
       Comment peut-on agir semblablement ?
  • expressions verbales :
    - ressembler à
    - se ressembler
    - avoir le/la/les… de…
    - avoir des airs de
    - prendre l'aspect de
    - se confondre (avec)
    - faire penser à
    - etc.
       Ce bateau a la maniabilité d'une grande barque !

B. Moyens GRAMMATICAUX

L'un des moyens grammaticaux très employés est l'emploi de comparatif ou de superlatifAutres moyens gram.

  1. Le comparatif, marquant un degré d'intensité d'un adjectif ou d'un adverbe, établit un ordre hiérarchique entre deux éléments de nature comparable (deux êtres vivants, deux choses, deux idées du même ordre) :
    - aussi… que…
    - plus… que…
    - moins… que…
    - autant… que…
    - etc.

       Tes fruits me paraissent moins mûrs que ceux de mon jardin.


    Certaines constructions parallèles (par juxtaposition ou coordination) s'apparentent au comparatif :
    - plus… plus…
    - moins… plus…
    - autant… autant…
    - etc.
       Autant il est courageux face à un danger, autant il est paresseux au travail.


  2. Le superlatif (relatif), marquant un degré d'intensité maximum ou minimum d'un adjectif ou d'un adverbe, établit un ordre hiérarchique entre un élément et un ensemble d'éléments qui pourrait contenir l'élément comparé :
    - le moins (+adj) de…
    - le plus (+adj) de…
    - le plus de…
    - le moins de…
    - etc.

       Voici le plus petit insecte de ma collection ; il donne le plus de mal à l'observer.


  3. Comparatifs et superlatifs peuvent avoir des compléments formés :
  4. - d'un GN

       Cet homme est vraiment moins sympathique que nos voisins.

    - d'une proposition subordonnée :

    conjonctive (après comparatif)

       Cet avion est plus stable que je ne le pensais.

    relative (après superlatif), souvent au subjonctif

       J'ai vu le spectacle le plus idiot qu'on puisse imaginer.

Autres moyens grammaticaux :

  • Prépositions + GN :
    - à la manière de
    - à la
    - à la façon de
    - en comparaison de
    - contrairement à
    - etc.

     
     

    Il marche à la manière d'un canard.

    Il respire à la manière d'un poisson qu'on aurait sorti de l'eau.
    Rem : «qu'on aurait sorti de l'eau» est une prop. sub. relative faisant partie du GN dont le nom-noyau est «poisson».

    Ses vêtements à la Louis XIV le rendent complètement ridicule.


  • Conjonctions + GN (et verbes sous-entendus) :
    - comme
    - ainsi que
    - de même que
    - etc.

       Mon père se mit à tonner ainsi qu'un terrible orage.


  • Conjonctions + subordonnées (verbes non sous-entendus) :
    - comme
    - ainsi que
    - de même que
    - tel que
    - de la même façon que
    - comme si (comparaison hypothétique)
    - etc.

       De même que cette femme est belle, elle est mystérieuse.


  • Constructions parallèles diverses :
    - (voir chapitre des comparatifs ci-dessus)
    - tel… tel…
    - … est à… ce que… est à…
    - etc.

     
     

    Tel père, tel fils.

    Tel il a été, tel il est, tel il restera jusqu'à la fin de ses jours !

    L'humour est aux Anglais ce qu'est la cuisine aux Français.


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3/ POURQUOI COMPARE-T-ON ? En haut

Parmi les multiples raisons conduisant à utiliser la comparaison, il faut retenir principalement la volonté de chercher à faire percevoir à l'interlocuteur quelque chose de difficile à expliciter.

La comparaison s'appuie sur l'expérience (supposée) commune entre celui qui s'exprime et celui auquel ce dernier s'adresse. Mal explicitée (ou hors contexte), une comparaison peut être très mal interprétée et constitue donc un danger quand elle est utilisée comme outil d'explication.

La comparaison trouve tout naturellement sa place dans les textes :

  • descriptifs : elle aide à faire imaginer ce qui est décrit, en s'appuyant sur ce qui est supposé connu du lecteur.

  • explicatifs : elle contribue à éclairer une explication en faisant des rapprochements entre des relations logiques admises par le lecteur et d'autres moins admises ou inconnues.

  • argumentatifs : elle aide à convaincre en s'appuyant sur des analogies (=points communs) entre ce qu'on cherche à faire comprendre et ce qui déjà admis du lecteur.

  • narratifs : elle aide à préciser des actions (notation méliorative, notation péjorative, détails descriptifs servant d'explication lorsque l'action est réputée inconnue du lecteur, etc.)

La comparaison est une figure (un procédé de style). Elle est décrite en tant que telle dans la fiche présentant quelques figures de style.

 

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