Soutien Scolaire

Ce blog est destiné à tous les élèves de la 3ème année collégiale désireux de se préparer à l'examen régional

Le réalisme

Publié le 12 Janvier 2010 par Ait Baali Hassane in Lecture

Le réalisme est un mouvement littéraire apparu en Europe dans la seconde moitié du XIXe siècle, notamment en Italie et en Allemagne.« Celui-ci naquit du besoin de réagir contre le sentimentalisme romantique et contre "la sottise, le poncif et le bon sens"[1] » Il cherche à dépeindre la réalité telle qu'elle est, sans artifice et sans idéalisation, choisissant ses sujets dans les classes moyennes ou populaires, et abordant des thèmes comme le travail salarié, les relations conjugales, ou les affrontements sociaux. Il s'oppose ainsi au romantisme, qui a dominé la première moitié du siècle, et au classicisme. Il s'étendra ensuite à l'ensemble de l'Europe et à l'Amérique, où il survivra jusque dans les années 1950. Les mouvements qui ont supplanté le réalisme incluent le symbolisme, insuffisamment défini en face du naturalisme plus rigoureux, le parnasse et le surréalisme. Le réalisme en France

Si peindre ce qui nous entoure sans souci de leur beauté est une démarche fatidique, alors on retrouve des écrits réalistes à la préhistoire...L'école réaliste est apparue en France vers 1850 : Le Réalisme de Jules Champfleury et la revue Le de « s'inspirer des méthodes de la science, de s'en tenir rigoureusement à l'étude et à la description des faits, s'effacer derrière le sujet »

Entre les deux concepts: réalisme versus romantisme, il convient, en littérature, de laisser le champ libre à une forme d'œuvres qui oscillent entre les deux.Citons notamment Stendhal, précurseur de la littérature-miroir, proche d'un romantisme violent avec le personnage de Julien Sorel, ou feutré avec La Chartreuse de Parme. Et aussi Balzac, proche d'un réalisme romantique avec le personnage de Lucien de Rubempré ou du roman poétique avec Le Lys dans la vallée. Mais ces nuances ont mis du temps à voir le jour. « Stendhal et Balzac avaient pu paraître des anti-Lamartine: on s'apercevait qu'ils étaient mieux pris. Dès lors, le réalisme va être la mise en cause du scientisme et du prométhéisme, du mérite et de la valeur des œuvres humaines qui avaient structuré l'effort antérieur »

Texte par Lemonnier qui fut dédié au maître réaliste, Émile Zola.

Les mots réalisme et naturalisme sont, certes, proches, mais ne signifient pas tout à fait la même chose pour autant. En effet, quand Champfleury parlait de réalisme, il désignait simplement la littérature du vrai, la volonté de reproduire le réel. C’est Émile Zola qui en premier utilisa le terme naturalisme en 1880 dans son célèbre essai Le Roman expérimental. Émile Zola donne alors une nouvelle dimension au réalisme, il y ajoute une facette qui se prétend scientifique et qui est supposée permettre une analyse objective de problèmes ou de faits tels que l’hérédité et l’alcoolisme.

Auteurs et œuvres :

Stendhal, théoriquement père du réalisme et pourtant si éloigné de la définition du réalisme sensu avec Le Rouge et le noir.

Honoré de Balzac paradoxalement père du bovarisme avec La Femme de trente ans, du réalisme social avec Splendeurs et misères des courtisanes, et pourtant relativement à part du réalisme.

Gustave Flaubert, il a refusé l'étiquette de réaliste. Il a même renié le titre de chef de file du réalisme.

Guy de Maupassant (Bel-Ami, Une Vie) qui est à la limite du naturalisme et qui, paradoxalement, pourrait appartenir au mouvement romantique.

Champfleury (Le Réalisme en 13 points).

Gustave Courbet, chef du mouvement réaliste en France, il a notamment peint Un enterrement à Ornans, Paysage du Jura.

Émile Zola, et ses carnets d'enquêtes, véritables sources d'informations historiques, preuve des investigations de l'auteur réaliste.Il est maintenant certain que c'est dans le roman que s'affirme le plus le courant réaliste . Mais celui-ci se manifeste aussi en poésie, dans les œuvres de Banville, de Leconte de Lisle et des parnassiens, au théâtre, on le rencontre chez Eugène Scribe, Augier, Dumas-fils, Pailleron, et enfin dans la critique et l'histoire chez Renan, Hippolyte Taine et Fustel de Coulanges.

 

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wissal 13/01/2010 14:43


merci monsieur merci bien